Une présence pour retrouver le plaisir de vivre.
 
 

Qui suis-je?

Au début de l’année 2007, en pensant que viendrait dans quelques années la fin de ma carrière comme psychologue clinicien, je me posais la question : Comment poursuivre ce qui a animé toute ma vie professionnelle?

Je me souviens très bien de l’instant où tout a commencé. Je faisais du travail bénévole pour une communauté de religieuses contemplatives de Trois-Rivières. C’était un samedi de septembre; j’avais 18 ans. Lors d’un voyage au dépotoir municipal pour aller déposer des rebus, je rencontre un père avec son fils d’environ 12 ans. Ils sont très actifs, un bâton à la main. Leur demandant ce qu’ils cherchent, le père me répond : «Si on ne tue pas de rats, mes enfants n’auront pas de viande pour souper ce soir». Je suis complètement bouleversé. À travers cette fenêtre ouverte sur la misère humaine, une évidence me vient à l’esprit : je vais consacrer ma vie à aider les gens pour qu’ils aient une meilleure qualité de vie.

À ce moment, j’étais convaincu que la meilleure aide que je pouvais apporter était d’enseigner aux gens de solides principes qui leur serviraient tout leur vie. Je décide donc de faire des études en philosophie.

Mais voila qu’au cours de la préparation du doctorat, un événement inattendu m’amène, un vendredi soir d’octobre 1967, à prendre charge d’un pensionnat pour garçons de niveau secondaire. Je suis assisté par une équipe de pédagogues expérimentés et d’éducateurs de carrière : Gilles Hainse, Jacques Beaulieu, Herman Tanguay, Marcel Desalliers et Jean-Guy Godbout. À la fin de mon mandat de quatre ans, le contact avec ces adolescents, une soixantaine par année, me conduit à une perspective différente. Je suis convaincu que ce dont les gens ont besoin c’est de nommer et de bien gérer leurs émotions. C’est ainsi que j’énonce cette conviction à cette époque et je décide de devenir psychologue clinicien. J’y ai consacré la suite de ma vie professionnelle.

En 2007, désirant continuer à apporter de l’aide dans la même ligne, j’ai pensé qu’il serait important et signifiant de créer une Fondation, d’où le Fonds  SVP – Oscar Hamel – FQP.